On l'a quittée !!
Sydney la farouche, on l'a quittée....
Il est toujours difficile de lâcher un symbole fort, de se dire
que peut-être on ne reviendra jamais. Plusieurs personnes sont
là pour nous voir partir, c'est chaleureux mais en même
temps il est toujours triste de dire aurevoir à des gens avec
qui nous avons partagé des instants insolites.
Comme il est facile de rouler dans Sydney aujourd'hui, aucun trafic
pour trahir notre inquiètude en ce dimanche de Pâques.
On est content de reprendre la route, notre route, celle qui nous
conduit tous les jours à un nouveau départ. On est libre,
heureux car inconsciemment nous avons dépassé la distance
myhtique du défi Américain "Terre de Feu - Alaska"
en trois ans 24115 km de joie et de larmes.
Que mon mari en soit remercié, grâce à ses compétences
de coureur, je peux vivre une aventure humaine riche en émotions,
une vie pas banale, pas conforme aux normes, une vie qui me transperce
de joie.
Victoria (Etat d'Australie)
Le plus petit des Etats australiens est un fertile jardin aux paysages
et collines verdoyantes. Les sommets se perdent dans les nuages, le
climat est plus frais et humide qu au nord. De plus, des comifères
dont les pins plantés par les premiers colons ainsi que les
maisons de style vieille Europe prêtent au Victoria une atmosphère
toute anglaise.
L'Etat de Victoria comprend actuellement plus de vignobles que tout
autre Etat australien. Le blé représente une autre culture
pionnière. L'Etat de Victoria représente une grande
partie de la richesse rurale de la nation.
25'000 Kilomètres
25'000 Km c'est bien plus que ça, c'est un récit qui
s'allonge, c'est un récit truffé de surprises qui parfois
se répètent un peu. Aussi belle soit-elle, l'Australie
se répète un peu, l'Australie se reflète immense,
qui se perd dans l'immensité. Si nous avançons au rythme
du pas de l'homme, parfois on rêve simplement d'aller plus vite,
encore plus vite. 25'000 Km c'est l'occasion de se faire un long baiser,
le voyou il en a profité.
Perdu dans le Bush australien
L'autre jour en une fin d'étape, nous sommes partis faire une
marche de détente pour explorer et découvrir une région
magnifique. Toujours assoiffés de comprendre ou l'on se trouve,
nous partons sentir la Rainforest (forêts pluvieuse) sentir
son habillement, sentir les odeurs mouillées de cette nature
qui nous est si chère et proche. Pour nous c'est aussi important
de s'imprégner de ces instants de silence, d'écouter
le silence, c'est aussi le moment de faire le point de situation sur
notre journée, notre évolution de voyage, de savoir
si nous sommes toujours en équilibre. C'est aussi penser aux
gens que l'on aime et même d'avoir le privilège de penser
aux gens que l'on aime pas.
On a besoin de ces instants de réflexions, de se remettre en
cause, de parler de la vie qui passe. La forêt est un endroit
de ferveure ou elle seule domine ses caprices. On marche, on parle,
on chante, on a pas l'heure ici. Nous nous sommes laissés emporter
par notre insouciance, pas nos propos. Le soleil s'est réfugié,
il fait presque nuit. Nous avançons sur le sentier tortueux,
accélérons le pas.... zut on ne retrouve plus notre
chemin, car tous les chemins se ressemblent dans ce noir obscur. Les
bruits sont augmentés, amplifiés, très peu rassurée,
mes pas deviennent de moins en moins sûrs, ma bouche pâteuse,
il commence à faire plus froid.
Je sais que l'on ne risque rien, si ce n'est que le retour au bercail
va être long et redoutable. La seule chose dont je sois sûre
maintenant c'est que notre soirée ne se passera pas comme prévue.
On cherche, on essaye de se souvenir du moindre détail. On
est deux avec chacun sa théorie, son jugement, son évaluation;
qui a raison qui a tort...... Mais je décide de faire confiance
à mon guide de haute montagne. Il est difficile de s'orienter
sans lumière. Je commence à me dire que l'on va passer
la nuit dehors. Il nous faudra 5 heures pour retrouver le chemin de
la maison. de quelle maison ? notre 4 pièces : moto, remorque,
bagages et les étoiles en guise de chambre à coucher.
Nous arrivons très tard dans la nuit, fatigués surtout
par le stress occasionné par cette petite balade.
Demain nous repartirons sur la bonne route, celle de la liberté,
celle du bonheur absolu.
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