L' extrême s'attire
L'un côtoie l'extrême grand froid dans les neiges éternelles,
l'autre côtoie l'extrême grande chaleur humide suffoquante.
L'un va au nord, l'autre au sud. L'un se déplace en tirant
une luge, l'autre se déplace en courant.
Tout les séparent et pourtant, et pourtant ....
L'un s'apelle Mike Horn, l'autre Serge Roetheli. Tous les deux ont
la même vision de l'aventure, un besoin absolu de liberté.
Ils sont simplement amis, chacun dans leur propre aventure, un besoin
absolu de liberté. Ils ont choisi de suivre leurs rêves
jusqu'au bout. Ils ont choisi de se battre pour la différence.
22'000 Km
On zigzague, on serpente la route du monde, cette route c'est notre
ligne de vie au quotidien, c'est notre ligne de vie choisie. 22'000
Km n'est peut - être qu'un chiffre mais pour nous c'est plus
que ça. Derrière nous c'est presque une histoire parmis
tant d'autres.
On a passé par des déprimes monstrueuses, des peines,
des révoltes, des joies et du bonheur. Ce passage des 22'000
Km a été des plus facile dans nos têtes, nos corps,
dans les jambes de Serge. Depuis l'abandon de Terre des Hommes on
respire à nouveau. On a retrouvé notre enthousiasme,
on redevient positif, on est libre. Plus besoin de se battre pour
l'inutile, se battre quand plus personne n'y croit.
St-Lawrence
Nous sommes dans une partie sauvage de la côte .Le bled de ce
soir se meurt. Nous sommes dans un vrai décor au temps du far-west.
Rue complètement déserte, mais attention, derrière
chaque fenêtre, quelqu'un te guêtte. Portes, en bois qui
claquent, vent violent qui balaie la rue, maison désordonnées
avec un bric-à-brac incommensurable. Cow-boys du coin venant
se désalterer dans le seul pub du bled. Chapeau de rigueur,
ils ne leur manquent plus qu'à dégainer!
Le busch, le vrai busch, n'est pas très loin (nature sauvage)
.
St-Lawrence, bled constitué de 100 personnes, une vie bien
tranquille rythmée par le bétail. Nous sommes les seuls
étrangers, pas une parole échangée, chacun dans
son monde et ses occupations. On attend le lever du soleil pour déguerpir.
Nos bagages
Nos bagages sont bien vieux avec leur allures de grand chemins. On
aime ce qu'ils dégagent, l'aventure avec des mots. Mais parfois
j'ai l'impression que nous sommes des vagabonds. Cette part de liberté,
ce symbole qui délivre un message, nous devons l'assumer pleinement.
Ce regard extérieur qui peut juger sévèrement
l'individu m'agace clairement, me gêne. Alors je protège
tout de suite ce droit à la différence. Que personne
n'y touche !
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